
Au début de la pandémie de la COVID-19, AnnMarie Aase a entendu parler d’un mouvement d’« entraide », où des bénévoles accompagnent les personnes âgées et les personnes vulnérables. Elle a créé une page Facebook qui compte aujourd’hui des milliers d’abonnés.
« Grâce à un travail d’équipe, nous disposons désormais d’un site web pour répondre aux besoins et aux offres individuels, d’une ligne d’assistance téléphonique, d’informations sur les ressources locales et de livraisons de repas », explique Mme Aase. Ce groupe est animé par des personnes dont le point commun fondamental est la bonté.
La bonté comme parcours
Lorsque les parents donnent l’exemple de la bonté, les enfants sont enclins à suivre. Dans une étude récente portant sur des enfants de moins de six ans, les chercheurs ont observé qu’en étant généreux, ils se sentaient plus calmes, contribuant à renforcer le comportement aimable.
Mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, selon Jocelyn Gordon, coach de vie certifié. Une seule semaine de bonté rend plus heureux et plus reconnaissant.
La gentillesse aide aussi les personnes souffrant d’anxiété sociale à améliorer leurs relations et à être plus sujettes à se connecter. « La connexion est un ingrédient clé du bonheur », explique M. Gordon. « En nous connectant davantage aux autres, plus empathiques, plus conscients des expériences des autres, nous nous sentons davantage enrichis. »
La bonté au service de votre santé
Être présent pour les autres procure ses récompenses : la gentillesse envers autrui accroît le bien-être et le bonheur. Des études démontrent que les bénévoles voient leur santé mentale s’améliorer; ils se sentent davantage heureux et satisfaits de leur vie.
Et il a été démontré que le bénévolat plus tard dans la vie renforce la fonction cognitive et ralentit le déclin cognitif.
Notre cerveau libère de l’ocytocine (connue sous le nom de l’« hormone de l’amour ») lorsque nous sommes heureux, et nous respirons la joie en témoignant notre gentillesse envers les autres. En prime, l’ocytocine encourage plus encore la bonté et la générosité.
L’ocytocine peut contribuer à réduire la tension artérielle et le risque de maladies cardiovasculaires. Elle inhibe l’inflammation, favorise la cicatrisation des plaies et diminue le risque de troubles immunitaires causés par le stress. Votre système immunitaire bénéficie également de doses fréquentes de l’hormone du bonheur.
L’ocytocine n’est pas l’unique substance chimique du cerveau que libère la bonté. La dopamine, neurotransmetteur du plaisir, inonde tout autant notre corps, amenant un état de bien-être appelé « le bonheur de l’aidant ».
La dopamine affecte également les cellules immunitaires et régule l’immunité normale. En réalité, la gentillesse renforce votre propre système immunitaire!
Où prend naissance la bonté?
Nous pouvons exprimer l’amabilité d’une myriade de façons. Ce qu’il faut retenir, selon Mme Gordon, c’est « d’être gentil, sans rien attendre en retour. Faites simplement le geste qui vous semble bon et juste pour vous », ajoute-t-elle.
Voici quelques idées — de petits actes de bonté :
- Emporter quelques denrées alimentaires non périssables en prêt-à-manger pour les offrir à une personne dans le besoin.
- Cuisiner un repas pour un voisin âgé ou une jeune famille.
- Tendre la main aux personnes connues et qui sont peut-être en difficulté.
- Prendre l’habitude de demander aux employés des magasins comment se passe leur journée; chacun doit se sentir important.
- Ramasser et jeter les détritus.
- Se souvenir de ne pas juger; sourire, sans jugement.
- Se rappeler qu’avant d’être gentil avec les autres, il faut savoir l’être avec soi-même.
Écrit par Daniela Ginta, MSc