C’est une chose d’être follement amoureux, mais c’en est une autre lorsque l’amour frôle la « folie ». Il s’avère que l’amour, sous ses différentes formes, peut avoir des effets bien réels — et variables — sur le cerveau.
Comment l’amour agit-il sur notre cerveau
Il existe différents types d’amour romantique, notamment celui qui survient aux débuts d’une relation, quand il devient difficile de penser à autre chose qu’à cette nouvelle personne. Cette attirance intense et passionnée déclenche la libération de dopamine et d’ocytocine — des hormones et neurotransmetteurs qui génèrent des sensations de plaisir et de récompense.
Les relations amoureuses saines peuvent renforcer la résilience
Les éléments qui caractérisent une relation amoureuse saine — se sentir valorisé et soutenu, éprouver un fort sentiment de connexion et même être parfois mis au défi avec bienveillance — peuvent contribuer à la confiance en soi, à l’estime de soi, à la joie et à la résilience nécessaire pour faire face aux défis inévitables de la vie.
Les relations malsaines entraînent des conséquences négatives sur la santé
Les relations malsaines — qui peuvent notamment être marquées par une mauvaise communication, des disputes, de la violence émotionnelle, physique ou sexuelle, ou encore par l’infidélité — peuvent susciter des croyances telles que « je ne vaux rien » ou « je ne suis pas à la hauteur ». Ces pensées peuvent mener à de l’anxiété, des attaques de panique, des épisodes dépressifs ou des symptômes de stress post-traumatique.
Selon ce que les scientifiques appellent la « théorie polyvagale », laquelle avance que le sentiment de sécurité découle « d’états physiologiques internes régulés par le système nerveux autonome », ces situations relationnelles négatives peuvent déclencher des réponses neuronales telles que combattre/fuir/se figer/se soumettre ou encore des réactions de repli.
Nous connaissons bien les réactions de « combat » ou de « fuite », mais dans ce contexte, « se figer » fait référence à l’incapacité du corps à bouger face à une menace perçue, tandis que « se soumettre » décrit une réponse au stress visant à apaiser l’autre en situation de danger. Les effets prolongés de relations négatives peuvent avoir de lourdes répercussions sur la santé mentale et physique.
Comment renforcer les liens amoureux
Les relations amoureuses demeurent solides lorsque les deux partenaires peuvent partager leurs pensées, leurs émotions, leurs espoirs et leurs rêves, tout en se sentant aimés, soutenus et émotionnellement en sécurité.
Pour de nombreux couples, atteindre cet équilibre peut nécessiter que l’un ou les deux partenaires fassent un travail intérieur afin de guérir des traumatismes passés ou des atteintes à l’intimité, souvent avec l’aide d’interventions psychologiques fondées sur des données probantes.
Les suggestions suivantes peuvent favoriser une relation saine :
- Exprimer régulièrement à votre partenaire, de façon claire, les petites et grandes choses que vous appréciez chez lui ou elle.
- Privilégier une communication réfléchie et efficace, en utilisant des énoncés du type « je me sens… » plutôt qu’un langage accusateur.
- Prendre soin de votre propre santé mentale afin de pouvoir être pleinement présent pour votre partenaire — et vice versa.
- Cesser de viser une relation amoureuse idéalisée ou parfaite ; accepter plutôt ses hauts et ses bas naturels, ce qui lui permet d’évoluer au lieu d’être freinée par des attentes irréalistes.
par Joanne Peters