Gaspillage alimentaire et emballage versus durabilité

Faire les meilleurs choix pour soi et pour la planète

2026-02
Gaspillage alimentaire et emballage versus durabilité

Objectifs mondiaux de réduction des déchets

Les Objectifs de développement durable des Nations Unies prévoient une réduction de 50 pour cent du gaspillage alimentaire mondial par habitant d’ici 2030. La pression est donc forte pour trouver des moyens de prolonger la durée de conservation des aliments et de mieux utiliser ce que nous consommons.

C’est là qu’intervient l’emballage. Le film plastique entourant un concombre anglais protège ce légume à la peau mince contre les meurtrissures, le dessèchement et l’exposition à un excès d’humidité pouvant entraîner la pourriture. L’acide polylactique (PLA), utilisé pour fabriquer des contenants de plastique compostables, permet également de prolonger la durée de conservation des bleuets.

Mais en choisissant des fruits et légumes emballés dans du plastique afin de les garder frais plus longtemps, ne remplaçons-nous pas un problème par un autre ?

Quand « biodégradable » ou « compostable » n’aide pas

De nombreux plastiques biodégradables ou compostables actuellement utilisés pour les emballages finissent dans les sites d’enfouissement, car ils ne se décomposent que dans des conditions bien précises — et souvent pas assez rapidement pour répondre aux exigences des installations de compostage commerciales, dont les cycles de traitement varient généralement de un à trois mois.

Les emballages munis d’étiquettes sont aussi automatiquement dirigés vers l’enfouissement, puisque ces étiquettes sont fabriquées à partir de matériaux différents qui risqueraient de contaminer le plastique recyclé.

Appel à tous les adeptes du compostage domestique

Le composteur domestique est l’endroit où les résidus de jardin, les restes alimentaires et certains emballages compostables se transforment en humus — une matière foncée et granuleuse que l’on peut ajouter au sol pour l’enrichir et cultiver encore plus de nourriture, directement chez soi.

L’un des principaux avantages du compostage à domicile est qu’il se fait à la source, ce qui le rend plus rentable que les options municipales. Contrairement aux bacs verts municipaux, toutefois, les composteurs domestiques ne conviennent pas aux viandes, aux os ni aux graisses animales. Ces éléments peuvent attirer les nuisibles et favoriser la présence de pathogènes, comme E. coli, si le compost n’atteint pas une température suffisamment élevée pour les éliminer.

Local ou biologique ou naturel ?

De quoi faire froncer les sourcils. Faut-il privilégier les aliments produits localement ou opter pour le biologique ? Doit-on choisir l’un au détriment de l’autre ? Et au fait, que signifie réellement le mot « naturel » ?

Les ASC : locales, biologiques et naturelles

Les modèles d’agriculture soutenue par la communauté (ASC) reposent sur des consommateurs qui achètent à l’avance une part de la saison de culture et reçoivent, au fil des récoltes, des paniers de produits frais en retour.

Local = plus écologique

Les produits locaux cultivés de manière conventionnelle présentent également des avantages, au-delà de la distance réduite qu’ils parcourent pour arriver sur votre table. Ils nécessitent souvent moins d’emballages de plastique. Pensez aux petits fruits vendus dans des contenants en carton que l’on peut déchirer et mettre au compost domestique ou déposer dans les bacs verts municipaux.

Et qu’entend-on par « naturel » ?

En ce qui concerne les aliments dits « naturels », la Food and Drug Administration des États-Unis les définit comme étant exempts de colorants ajoutés, d’arômes artificiels ou d’ingrédients synthétiques. Contrairement au biologique, toutefois, il ne s’agit pas d’un terme entièrement réglementé, ce qui peut — naturellement — semer la confusion chez les consommateurs.

par Tiffany Mayer