Sortez de chez vous. Le paysage dans lequel vous vous trouvez est-il sauvage? Il peut s’agir d’un carré de jardin ou de la canopée d’arbres qui longent votre promenade si vous vivez en ville, ou de la faune qui y vit. La biodiversité (variété des organismes présents dans un certain environnement), gérée ou non par l’être humain, est un facteur essentiel de notre bien-être, physique et mental. Nous nous sentons mieux par la proximité de la nature, voilà pourquoi nous devons repenser les habitats partagés afin de tenir compte de ce lien inéluctable et précieux.
Des avantages scientifiques pour la nature?
« La nature biodiversifiée a le plus d’effet sur notre bien-être mental, sans doute en raison de l’engagement multisensoriel accru, comme les sons des animaux dans les habitats, les parfums divers d’une gamme de fleurs et les différentes textures des plantes », explique la Dre Zoe Myers, chercheure à l’université de Western Australia et auteure de Wildness and Wellbeing-Nature, Neuroscience, and Urban Design (Palgrave Macmillan, 2020).
La nature sous ses multiples formes, explique la Dre Myers, interagit avec nos différents sens en même temps, ce qui amplifie les effets bénéfiques de restauration, de relaxation et de revigoration.
Biodiversité et bien-être mental
La réponse à la quête du remède magique à tous les maux, du corps et de l’esprit, pourrait être aussi aisée que de lacer ses chaussures et d’aller marcher. Les scientifiques ont maintenant conclu que la nature est aussi proche que possible de la panacée recherchée depuis des siècles.
Même derrière une fenêtre, l’observation de la nature peut favoriser le rétablissement après une opération. L’exercice en plein air améliore l’humeur, l’estime de soi et la capacité à voir les choses sous un angle positif, tout en réduisant les niveaux de frustration, d’inquiétude et d’anxiété.
Sortir pour se promener et passer devant un arbre peut réduire votre stress et améliorer votre état de santé général, car les arbres augmentent non seulement la concentration d’oxygène dans le paysage urbain, mais éliminent également les polluants, les particules et la poussière.
La proximité de la nature diminue également le risque de maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le diabète, et permet de lutter contre la solitude et le sédentarisme, améliorant ainsi la santé mentale globale.
En outre, le fait de se salir les mains (littéralement) constitue une excellente thérapie et un moyen sûr d’établir une connexion avec son environnement, ce qui est apaisant et psychologiquement nourrissant.
Soyez « sauvage »
« La bonne nouvelle, c’est que la recherche montre que la nature peut être « sauvage » et offrir des possibilités similaires de rétablissement, de créativité et de relaxation, sans qu’il soit nécessaire de se retirer trois jours en nature », déclare la Dre Myers.
La solution, ajoute-t-elle, s’avère aussi simple que « laisser l’herbe ou les fleurs pousser dans les réserves routières, sur les accotements et le long des clôtures, plutôt que de les tondre ou de leur octroyer une esthétique particulière. Cela suffit à créer une nature sauvage apte à transformer votre quartier ou votre ville, et influer positivement sur votre vie ».
Conseils rapides pour optimiser votre temps dans la nature
- Planter un jardin
- Se promener tous les jours
- Pratiquer de l’exercice en plein air
- Manger le midi al fresco
- Faire du bénévolat auprès de groupes de ré-ensauvagement et de conservation
- Rejoindre un club de la nature
Écrit par Daniela Ginta, MSc