Connaître les symptômes chroniques de la COVID-19

Retrouver la santé à long terme

Connaître les symptômes chroniques de la COVID-19

La pandémie de la COVID-19 s’est manifestée voici plus d’un an. Bonne nouvelle, même parmi les groupes les plus exposés, la vaste majorité se remet de la maladie aiguë. Mais ce nuage lumineux comporte un sombre revers observé, avec la montée du « syndrome de la classe éco », souvent dévastateur.

Ce trouble post-viral persiste bien après la régression de l’infection aiguë et peut présenter de multiples symptômes allant des douleurs articulaires à la fatigue. Si les données à long terme n’en sont qu’à la phase initiale, nous comprenons de mieux en mieux les répercussions du virus du SRAS-CoV-2 sur l’organisme et les mesures à prendre pour favoriser le rétablissement.

Le corps sous l’emprise du SRAS-CoV-2

La particularité du syndrome de la classe éco réside dans ses diverses manifestations, attribuables vraisemblablement à la capacité du virus à se lier à toutes les cellules du corps qui contiennent l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE-2) : les tissus du nez, des poumons, des reins, du foie, des vaisseaux sanguins, du système immunitaire, du cerveau, des nerfs et des muscles.

Lors de la phase aiguë, ce phénomène peut causer une « tempête de cytokines », résultant en une hypercoagulabilité (coagulation du sang), une perméabilité vasculaire, un œdème, une inflammation généralisée et des dommages tissulaires subséquents dans plusieurs organes.

En théorie, les effets à long terme de l’inflammation, des lésions tissulaires et de la charge virale latente risquent de se manifester par divers symptômes susceptibles de persister un certain temps. Même si la plupart des survivants de la COVID-19 pourront reprendre leur travail et une vie normale, un nombre notable de patients rétablis pourraient présenter des anomalies lors des tests de la fonction pulmonaire.

Symptômes à long terme de la COVID-19 signalés par les patients

  • fatigue
  • insomnie
  • brouillard cérébral et manque de concentration
  • essoufflement
  • douleurs articulaires
  • douleurs thoraciques
  • affaiblissement de l’odorat
  • frissons ou transpiration
  • perte d’appétit
  • qualité de vie amoindrie

Analyse de risque

Toutes les populations peuvent être infectées par le virus du SRAS-CoV-2 et contracter la COVID-19, mais les données révèlent systématiquement que les personnes âgées, les minorités sous-représentées et les personnes souffrant de problèmes médicaux sous-jacents sont plus vulnérables aux maladies graves et à la mortalité dues à la COVID-19.

Coup d’œil sur l’avenir

Reste à voir dans quelle mesure la myocardite (inflammation cardiaque) liée à COVID-19 peut affecter la santé cardiovasculaire à long terme. Par ailleurs, les effets à long terme des hémorragies intracrâniennes et des accidents vasculaires cérébraux dus à la COVID-19 sont, jusqu’à présent, peu connus, mais vraisemblablement corrélés aux dommages infligés au système nerveux.

Il ressort des projections que certains patients atteints de COVID-19 pourraient être confrontés à un risque accru de maladie neurologique à l’avenir, car des cas de démence ont été signalés chez les personnes âgées à la suite d’une maladie virale, y compris des virus respiratoires comme la grippe. Le virus du SRAS-CoV-2 peut subsister à l’intérieur des neurones sans présenter de toxicité aiguë et, par conséquent, mener en théorie à des symptômes neurologiques et à une dégénérescence nerveuse des mois ou des années après l’infection aiguë.

Le risque d’anxiété, de dépression, de stress post-traumatique, d’insomnie et de psychose pourrait également croître. Évaluer régulièrement la santé mentale et chercher de l’aide en cas de difficulté sera particulièrement précieux, tant pour les personnes atteintes de COVID-19 à long terme que pour celles qui se sont déjà rétablies.

Retrouver la santé sur le long terme

En dépit du manque de données sur la relation directe entre la thérapie nutritionnelle et les résultats de la COVID-19, on peut conclure à l’avantage probable de privilégier la consommation d’une diversité de légumes, de protéines maigres et de graisses saines au lieu d’aliments sucrés, riches en glucides et transformés. Des études en psychoneuroimmunologie ont révélé qu’un mode de vie sain, la pratique régulière d’exercices, une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité et un lien fort avec les êtres chers exercent une influence positive sur le système immunitaire.

Avant tout, pratiquez l’autocompassion. Ménagez-vous en reprenant le travail et les exercices de haute intensité, et en respectant les délais de récupération fixés par vous-même. Prenez un temps de repos, consultez un professionnel pour gérer les tensions complexes et redéfinissez votre mesure de productivité afin de vous sentir plus proche du « soi » que vous connaissez.

Énoncé de non-responsabilité

Les informations présentées ici sont à jour au moment de la rédaction de cet article. Des symptômes à long terme de la COVID-19 se sont déclarés chez des patients et n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation par une recherche rigoureuse.

Équiper son armée immunitaire

La recherche sur les traitements naturels pour les infections aiguës et à long terme par la COVID-19 est limitée, mais en aidant votre système immunitaire à bien fonctionner, vous en tirerez de toute évidence de réels bénéfices. Optez pour des actions sécuritaires et bien étayées pour soutenir les fonctions normales de votre corps, et consultez toujours votre professionnel de la santé afin d’obtenir des recommandations personnalisées.

Supplément ou traitement

Description du soutien immunitaire

Chaga Champignon antiviral au potentiel thérapeutique contre le SRAS-CoV-2
Échinacée S’est avérée réduire les concentrations de cellules immunitaires pendant les tempêtes de cytokines; a également montré des propriétés antivirales dans le cadre d’une étude in vitro sur le SRAS-CoV-2
Gargarisme; irrigation nasale saline Peut atténuer les symptômes et la durée de la COVID-19 (par pulvérisation, par nettoyage nasal, etc.)
Quercétine Peut interférer avec la progression du SRAS-CoV-2, et ses effets thérapeutiques se renforceraient par la prise simultanée de vitamine C
Vitamine C Prise simultanément avec la quercétine, peut interférer avec la progression du SRAS-CoV-2
Vitamine D Susceptible de réduire l’infection, la gravité et la progression de la COVID-19
Zinc et sélénium Carences susceptibles d’être en corrélation avec la progression de la COVID-19